Diffamation au travail : comment réagir ?

A l’heure actuelle où une simple photo qui circule dans les médias sociaux peut rapidement faire le tour du monde, les entreprises comme les collaborateurs sont exposés à des risques pouvant ternir leur image. La diffamation au travail est, en effet, un phénomène pouvant affecter de manière irrémédiable la réputation de quelqu’un. Face à cela, il existe des recours possibles.

Comprendre les cas de diffamation au travail

D’une manière générale, la diffamation au travail consiste à communiquer intentionnellement des propos ou des écrits, susceptibles de faire perdre l’estime d’un individu, ou créent à son égard un sentiment défavorable dans le cadre de son travail. Toutefois, la communication ne se résume plus de nos jours aux paroles ou aux écrits. La diffamation peut maintenant être commise de plusieurs autres façons, à savoir par des images ou des gestes. Cela s’explique par le fait que le Web a largement modifié la portée éventuelle d’une information ou d’une image. D’autant plus que ceux qui y ont recours agissent dans l’anonymat, la plupart du temps.

Ce qui fait que même si une simple image semble avoir peu d’importance, c’est le contraire dans le monde du Web. C’est ce qui justifie le fait qu’il est possible de porter plainte pour diffamation. Selon la Cour suprême, il existe trois grandes situations qui permettent de constituer la diffamation au travail. D’abord, elle survient lorsque quelqu’un prononce des propos désagréables à l’égard d’un tiers, qui en plus se trouvent être faux. Il s’agit donc d’une réelle intention de nuire, car la personne à l’origine de ces propos sait pertinemment qu’il s’agit de mensonges, ou les devrait savoir faux. Ce dernier constitue le second cas. La troisième situation est celle où la personne médisante tient des propos justes, mais sans motifs réels. Dans tous les cas, il est conseillé de chercher un accompagnement tout au long des procédures.

Les recours possibles en cas de diffamation au travail


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Que ce soit entre deux employés, entre un supérieur hiérarchique et son employé, ou vice-versa, ou entre un employé et l’entreprise qui l’emploie, la diffamation est préjudiciable. Dans le cas où l’employé est lésé, il devra rédiger une plainte à l’intérieur duquel il intègre les preuves à sa disposition. Sont valables les témoignages, capture d’écran, enregistrements audio ou vidéo, SMS, etc. Après avoir bénéficié des conseils d’un cabinet d’avocats à Lyon comme www.avocat-fourrey.fr, il devra déposer la plainte au commissariat de police pour qu’elle soit ensuite transmise au tribunal. Toutefois, le salarié peut recourir aux procédures internes de son entreprise, s’il tient à rester dans le cadre professionnel. Ainsi, il dépose sa plainte auprès de son employeur.

Si la diffamation concerne l’employeur, un avocat expert en droit pénal conseille deux recours à l’encontre de l’employé. Que ce dernier soit un simple collaborateur ou un cadre supérieur, le sujet fera l’objet d’une enquête. Si celle-ci révèle qu’il y a eu diffamation, l’employeur pourra engager des sanctions à l’encontre de l’employé fautif. Déterminées selon le cas, les sanctions peuvent aller d’un simple avertissement au licenciement. Si l’émission des propos diffamatoires constitue une faute et entraîne des dommages, l’employeur pourrait demander une compensation, après avoir porté plainte pour diffamation au travail. Cela est valable même lorsqu’il s’agit d’un ancien employé. Dans ce cas, les sanctions pécuniaires vont de 38 euros à une amende de 12 000 euros.